Christine Juillard

Il est des formes que l’on rencontre du regard qui nous accaparent. Le regard s’affine alors et cherche les détails qui créent cette harmonie. Parfois ce sont de grands espaces, parfois des vues rapprochées. Ces observations restent dans la mémoire, pas exactement identiques au réel puisque la mémoire façonne, mais enrichies de l’impression et de la sensation éprouvées.
Un sentiment d’appartenance peut être ressenti avec ces lieux et il peut se passer un certain temps avant que la main y retouche où les utilise. Seul le regard et la mémoire se partagent alors leur intimité.
Puis à un moment donné, l’agir entre en jeu. Des choix se font; une liberté s’installe.
L’acte créateur permet un entrelacement de ces espaces où le réel, la mémoire et l’imagination s’entrechoquent avec la matière pour former un paysage inventé. L’acte créateur, ici, entre en symbiose avec l’environnement par l’exploration de la notion de paysage, des interrelations qui existent entre la nature et l’homme, des traces que l’homme ou l’animal y inscrit, ainsi que la diversité des couleurs, des teintes et des formes naturelles.